L'Imaginaire de la scène au cinéma

L’Imaginaire de la scène au cinéma

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Théâtre du Ponan, octobre 2006

Colloque n°1
” Constatant que le cinéma nous habite comme nous habitons le cinéma, nous avons souhaité réunir des théoriciens de l’image et des historiens d’art, leur demandant de pister, traquer, suivre, saisir, décrire, expertiser la présence de “L’Imaginaire de la scène” dans les oeuvres cinématographiques.

Image supposée enregistrer les effets du réel, l’image cinématographique, dès son apparition, s’est émancipée d’une quelconque fonctionnalité. Entre la restitution et la projection, cette image a la qualité d’un simulacre, d’une convention que l’imaginaire se donne pour mieux explorer ses propres qualités. Le processus souvent narratif de la succession des images se nourrit parfois de l’archaïsme de la scène théâtrale, parfois de la complexité de la scène mentale. Plans, cadrages, perspectives, frontalité, temporalité, récit, personnages, semblent être un fonds de commerce rhétorique partagé par l’ensemble des mises en oeuvre imaginaires, volontaires ou fortuites qui constituent les différentes “mises en scène” que nous nous proposons chaque fois que nous explorons des effets de conscience et de sens, ou chaque fois que nous débridons notre part d’anima.

Le Pavillon Bosio, une école de scénographie, est né du constat de la fortune conquérante du mot “scénographie” et de sa nouvelle qualité de concept.

En ouvrant un débat de scénographie/scénologie dans le cadre de la revue Pavillon, cette école souhaite donner une assise analytique à cette intuition et ainsi participer à la mobilité dynamique de la culture contemporaine. “

Michel Enrici

Programme disponible ici :
colloque-1er-l-imaginaire-de-la-scene.pdf

  • Sherlock junior, Buster Keaton (1924), par Mireille Berton
  • Priscilla, folle du Désert, Stephan Elliott (1994), par Michel Enrici
  • Dogville, Lars Von Trier (2003), par Stéphanie Jamet-Chavigny
  • Une sale histoire, Jean Eustache (1977), par Guillaume Le Gall
  • Le tombeur de ces dames, Jerry Lewis (1961), par Vincent Vatrican
  • Obsession, Brian de Palma (1976), par Tanguy Viel